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Ali Ath Mohand

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Hommage à Ali Ath Mohand (KACHER Ali)

 

-Un homme de cœur
-Un homme de foi
-Un fidele assidu

Ali Ath Mohand est né à Aït-Saïd, fils de Mohand Ouali et de BESSAIEH Djouhra Très jeune, après quelques années d’études à l’école d’Ait Ikhlef, il se rend en France en quête de travail

Ali KacherUn engagement précoce .

 Il trouve emploi comme docker à Marseille, ou vit une partie importante communauté du village
Appelé au service militaire durant la première guerre mondiale 1914-1918, Il vécu l’horreur des tranchés sur le front allemand; dont il sort rescape à Verdun, en France
A la fin de la guerre, il est démobilisé avec le grade de caporal. Il reprend son travail et décide de s’y consacrer aux siens et à sa famille. 

Un homme pieux : 

Nourri aux valeurs d’humanisme puisées dans la piété qui l’habite.
Sa générosité n’a d’égale que sa ferveur, dont le dévouement aux autres est un exemple.
Il était toujours prêt à soutenir ceux qui sont dans le besoin, surtout les plus vulnérables.
Il aimait la vie, il aimait les gens du village, il aimait l’humanité, et aimait la paix.
Il aimait répéter que tout ce qu’il y a sur terre, appartient à dieu et que ce que tous ceux attirés par les choses matérielles de ce bas monde doivent se ressaisir.
Ponctuel aux heures de prières, c’était un homme de foi, un homme de cœur, un croyant pur.
Aux gens du village partis en famille en ville ; il ne cessait de leur conseiller de ne pas oublier le village. De ramener souvent leurs enfants, pour qu’ils s’imprègnent des valeurs de leurs aïeux.
N’a-t-il pas souvent grondé sa nièce Djedjiga Ath Ali oussaid, (qui ne cesse de l’évoquer) de trop séjourner en ville et d’oublier de revenir au village avec ses enfants.

Son dévouement aux autres est un exemple
Lors des travaux du village (volontariat à l’époque), il ramenait chaque fois des casses croutes à tous les participants.
Malgré son nage, il participait à toutes les taches, manière d’encourager les autres au travail.
Ses amis au village l’appelaient l’Caïd, car il était très élégant, chic toujours bien habillé.

Un jour, où ils allaient rendre visite à un vénérable Marabout, en arrivant il y avait une foule nombreuse, impossible d’approcher le Cheikh pour lui présenter leur hommage. Un de ses ami, en l’occurrence Hadj Hend, le présenta comme étant le Caïd de notre région et aussitôt on leur fraya un chemin jusqu’au Marabout qui l’avait installé à coté de lui et depuis ce titre lui était resté.
Sa mère, DJOUHRA AT OUBESSAI avait vécu plus de 100 ans. Elle disait en voyant les jeunes soldats français, pendant la révolution "aken yer Rebbi bkhir ar imaoulan newen". Que Dieu vous rende en bonne santé à vos parents. Et quand on lui faisait remarquer que c’est des ennemis, elle leur rétorquait qu’ils sont tellement jeunes et beaux qu’ils ne méritent pas de mourir loin de leurs parents.

Il détestait les oisifs et les fainéants, il aimait les jeunes qui travaillent et surtout les enseignants, métier très noble et valorisant. Il désespérait qu’il n’y ait pas de maîtres d’école dans notre village.
Il se faisait un honneur de garder les clés du magasin du village où étaient entreposés les outils et les matériaux qui servaient pendant les funérailles ou les travaux du village.

A l’époque ou on correspondait beaucoup par lettre, surtout avec les émigrés et pour éviter aux gens de se déplacer à Bouzeguene pour les enveloppes et les timbres, il chargeait quelqu’un de lui en acheter un bon paquets et qu’il mettait, bien entendu, à la disposition de tout le monde et souvent gratuitement. Le plus étonnant et pour comprendre sa générosité, c’est le pourboire qu’il offrait à la personne chargé de cette commission, il était souvent supérieur au prix de la commission elle même.
Durant les années difficiles de la guerre, il se démenait pour que le village soit doté d’un imam pour officier les prières, et pour que la mosquée reste ouverte
Il payait de sa poche tous les frais y afférents
Il faisait chaque semaine l’entretien et le nettoyage général de la mosquée
Qui des jeunes de l’époque n’a pas reçu d’el caïd un argent de poche pour l’encourager à faire ses prières, et à assister à la mosquée à celle du vendredi.

Un syndicaliste du peuple :

KACHER Ali était discret, il était une sorte de samaritain, de syndicaliste du peuple
Particulièrement sensible à la misère des hommes.
Durant la guerre d’indépendance, et à l’occupation du village par les militaires français; il avait bataillé dur pour panser les blessures, le rationnement des vivres et soulager les cœurs meurtris.
Il avait une attention particulière pour les démunis.
Celui qui manquait trouvait en lui le réconfort.
Ne trouvait on pas chez lui des vieilles à qui manquait des allumettes pour faire du feu, se rendre en sa demeure pour en chercher

Il était toujours à l’avant-garde pour défendre les habitants du village des excès des militaires.
Qui n’a pas vu à l’époque Ali Ath Mohand avec son courage s’adresser en terme furieux à l’adresse des militaires.
« J’ai fait Verdun, je connais le règlement, je vous en prie, assez de vos dépassements ».
Au village et dans le douar, Ali Ath Mohand était le symbole de l’honnêteté, de la rigueur.

Humble et modeste, il est parti comme il a vécu, c'est-à-dire dans le silence et la simplicité.
Il est parti dans la discrétion, non laisser une image indélébile qui illumine l’esprit des hommes qui l’ont connu.
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Par Smail SADAOUI


 
 
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